Image de Iris Gypsy Prince

Gypsy Prince, un iris né dans l’Utah

La mi-mai voit refleurir l’éphémère Gypsy Prince, avec ses grands pétales jaune gris, presque moutarde, infusés de violet à la base. Les sépales, d’un violet éteint, sont bordés d’une ligne gris brun régulière. Pour le reconnaître à coup sûr : ses discrètes barbes jaunes moutarde doivent être violettes à la pointe. Ce magnifique iris a été obtenu en 1974 par ‘’The Lady of Irises » Melba Bills Hamblen, (1910-1992)  célèbre obtentrice américaine basée à Mission Bell Gardens à Roy dans l’Utah (Etats-Unis).

Melba Hamblen, distinguée en 1961 de la Médaille d’honneur de l’American Iris Society, en a créé trois cents variétés. Gypsy Prince a pour grands-parents Cambodia X Lilac Champagne  et Fashion Show X Melodrama. Cet exemplaire provient du jardin de madame H. Marot, en Charente.

Le rosier de Banks

(Rosa banksiae lutea)
On ne sait pas si son nom est un hommage postérieur à Joseph Banks (1743 – 1820), botaniste et naturaliste anglais, qui devint directeur du jardin royal de Kew Gardens, ou bien l’un des 30 000 taxons ramenés par Banks de l’expédition à bord de l’Endeavour de Cook, à laquelle il participait. En tout cas, il s’agit d’un rosier du XIXe siècle. Il  est sans épines. Cet exemplaire bouturé provient du château Foncroise à Saint-Selve (Gironde). Il est planté contre un mur, exposition Nord-Est, aime la chaleur et devient de plus en plus vigoureux. Une merveille sans entretien, mais à palisser solidement !
Sa variété blanche (qui pousse ici dans une haie) est plus parfumée.

Un jardin méditerranéen…dans le Sud-Ouest

Le Passant, tombé à la renverse à Grenade dans les jardins du Generalife, ébloui par le vallon enchanté de la Villa Sanzibio en Vénétie et par les parcs des résidences papales du Latium, admet que tout projet en ce domaine demande du temps (des siècles ?) beaucoup d’expérimentations, un sol convenable et un climat clément. On trouvera ici une chronique (épisodique) de découvertes botaniques, de coups de cœur et de ses propres tentatives. Ici, dans cette partie de la Lande, le sol est sableux, l’été est chaud et lourd, les hivers sont froids – il y gèle souvent – et humides. Voilà le challenge !

Juillet-août, les pétunias Night Sky n’ont pas bien tenu la distance mais font encore illusion. Deux artichauts plantés en pot ont développé des feuilles grises, splendides, mais ont été frappés par une pourriture du collet. (Ils ont été mis à l’infirmerie, en pleine terre).
Mesure d’urgence, pour les remplacer, deux Alocasia esculenta trouvés par chance chez un pépiniériste du voisinage. Spectaculaires ! Les tiges sont pourpres, les feuilles couvertes d’une pruine passent du vert au pourpre mat, presque noir ; les nervures ne sont pas contrastées et le dos des feuilles gris rouge. Il pourrait s’agir de la variété horticole « Dragon Heart Gigantes« . Cette paire de pots est l’événement du jardin.

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Juin; le plus difficile en juin, c’est de contrôler la pousse des haies, des bordures et des topiaires. L’herbe ressemble encore à un tapis bien vert. Un gravier blanc a rhabillé l’allée, une grosse table en bois à l’ombre des charmes et des acacias, près du garage, apporte du confort. Deux acacias livrés à la tronçonneuse de l’élagueur, côté ouest, et la table est bien éclairée. Un coin agréable sous la canicule inattendue. Autre bonheur, la floraison fin juin du ciste blanc (Cistus laurifolius) au pied du pin. Une belle image méditerranéenne.

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Mai, désherbage des carrés, floraison du rosier de Banks et des iris, comme ce Gypsy Prince américain (voir l’article qui lui est consacré). Un nouveau pétunia, Night Sky,  est apparu sur le marché. Il est à l’essai. Plantation de deux artichauts dans de nouveaux pots ramenés d’Espagne.

Image de Iris Gypsy Prince Pétunia Night Sky
Rosier de Banks
Avril, retour au jardin, l’herbe pousse, les haies et les bordures sont hirsutes. Un camélia en pot et la floraison des érigérons donnent du cœur à l’ouvrage. Traitement des buis et redistribution des pots.

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Ci-dessous, quelques vues des plus inspirants jardins du Sud.

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Jardins urbains de Tokyo

La densité humaine du centre de Tokyo est très variable. Le Passant aime les petites rues adjacentes, souvent sans voiture, où des touffes de végétation sont élevées en pots et les anciens parcs où règne la tradition. Les parkings des pagodes équilibrent bitume et plantations. Dans les espaces publics, quand l’étendue des grands parcs commande une économie de moyens,  des couvre-sols saisonniers bien choisis et désherbés à la main ont un rendu naturel. On peut rencontrer une équipe à l’oeuvre sur les berges de l’immense étang des Lotus au pied d’une déferlante de tours modernes. Avec l’influence anglaise, d’anciens parcs, refuges pour la population pendant la dernière guerre mondiale, ont inventé des reliefs artificiels pour faire oublier la ville. Respirations humaines au cœur d’une métropole démesurée…