C’étaient des stations d’été familiales et sans tapage, construites pour les maraîchers, pas tous prospères, de Murcia ou d’Orihuela : Torre de La Horadada avec sa tour noble et son petit port, El Mojon cerné par sa saline ou  Santiago de La Ribera au bord de la Mar menor, petite mer trop calme, presque une lagune. Elles ont résisté à l’industrie touristique, aux immeubles, aux avenues et rond-points répétés à l’infini qui envahissent  les plaines du Levant.

Chacune de ces stations a son caractère : Santiago de la Ribera aux prétentions bourgeoises des murciens fin-de-siècle, Torre de la Horadada enfin émancipée d’Orihuela, son chef lieu trop éloigné, El Mojon et ses petites maisons des années 50-60. On se trouvait là aux confins oubliés de deux régions, sur l’ancienne frontière des royaumes de Castille et d’Aragon. A l’écart des effets de manche du tourisme industriel, chacun a accommodé sa résidence d’été selon ses moyens et sa compréhension de l’époque.

Cerca del agua te quiero llevar
Porque tu arrullo trascienda del mar…
Cerca del agua perdida del mar
Que no se puede perder ni encontrar.

 

 

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